L'enseignement du Seigneur Jésus-Christ sur le pardon
De tout temps, les hommes ont cherché à sonder les mystères de la coexistence humaine. Des intellectuels de renom, des chercheurs en sciences sociales — qu’ils soient sociologues, politologues, diplomates ou historiens — ainsi que des théologiens de haut rang issus de toutes les obédiences ecclésiastiques, ont tenté de discourir sur la notion de pardon. Pourtant, leurs thèses et leurs philosophies sont restées sans efficacité réelle sur le vécu des hommes et des communautés. Pourquoi un tel échec ? Parce que le monde a refusé de porter son attention sur le seul Maître légitime : Jésus-Christ .Quoique paru en forme d’homme, Il possédait la plénitude de la divinité, « existant en forme de Dieu » ( Philippiens 2:6 ), Lui qui est la Parole faite chair ( Jean 1 ). C'est en Christ seul que se trouve l’origine, l'essence et la juste interprétation du pardon.
I. L’origine divine et la prescription du pardon dans le Nouveau Testament
Dans l'économie de la Nouvelle Alliance, le pardon n'est pas une simple suggestion morale ou une option thérapeutique ; il est une prescription divine. Le Seigneur Jésus-Christ a défini ce mot, en révélant son prix inestimable ainsi que sa valeur sociale et spirituelle.
Le Christ a établi le pardon comme une exigence fondamentale de Dieu. L'Évangile nous enseigne une vérité redoutable : le pardon que nous accordons à notre prochain est la condition sine qua non pour que nous obtenions nous-mêmes le pardon auprès du Père céleste. C’est une loi spirituelle immuable scellée dans le Nouveau Testament : nous ne pouvons réclamer une grâce d'En-haut que nous refusons de manifester ici-bas.
II. L'importance du pardon et le rejet des mauvaises interprétations
Lorsque l'apôtre Pierre demanda : « Combien de fois pardonnerai-je à mon frère ? », le Seigneur Jésus-Christ donna une réponse claire, concise et dépouillée de toute ambiguïté : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à septante fois sept fois » ( Matthieu 18:22 ).Hélas, l'esprit humain, prompt à pervertir les voies du Très-Haut, se livre parfois à de graves contresens qu'il nous faut rejeter avec force :
- Le rejet de l'interprétation comptable : Entendre « 490 fois » comme une limite numérique serait une folie. Cela ne signifie nullement que le croyant doit ouvrir un registre comptable pour y inscrire les offenses et attendre la 491ème pour exercer sa vengeance. Un tel calcul est un travail insensé, charnel et inutilement fastidieux.
- Le rejet de l'hypocrisie religieuse : Le chiffre de Christ symbolise l'infini. Pardonner « septante fois sept fois », c'est pardonner de tout son cœur ( *Matthieu 18:35* ), sans rancœur ni remords. Pardonner, c'est abandonner la vengeance et s'en remettre au juste Juge (Romains 12:19). C'est prier sincèrement pour son ennemi aveuglé par le diable, sans jamais se réjouir de son malheur.
- Le rejet de la présomption et du laxisme : Le méchant peut-il être pardonné ? Oui, s'il est sincère, repentant et s'il se convertit (Actes 3:19). En revanche, quiconque s'appuierait abusivement sur la prescription du Seigneur pour pécher délibérément en comptant les offenses démontre qu'il est un inconverti. Celui-là n'aura aucune faveur de Dieu ; il court à sa propre destruction.
III. Justice ecclésiale et pardon : dissiper l'incompréhension
Une autre erreur fréquente consiste à croire que pardonner interdit de punir le mal, ou que sanctionner témoigne d'un manque de pardon. Il n'en est rien. Tant que la dénonciation ou la condamnation du péché ne relèvent pas d'une vengeance personnelle ou collective , elles demeurent légitimes et nécessaires. C'est pourquoi les Écritures et les statuts de l'Église prescrivent des mesures disciplinaires telles que l'excommunication , la déchéance ou l'exclusion du corps de Christ en cas de fautes lourdes ( 1 Corinthiens 6:10 ). Les fauteurs de troubles et les violents doivent comprendre que l'Église n'est pas le lieu de l'impunité. S'ils veulent espérer la clémence de la communauté, ils doivent manifester une repentance authentique. Ces sanctions ne sont pas appliquées par esprit de vindicte , mais pour trois raisons sacrées :
- Pour honorer Dieu et sanctifier son nom,
- Pour préserver la paix et l'intégrité de la communauté,
- Pour obéir au commandement apostolique : « Ôtez le méchant du milieu de vous » (1 Corinthiens 5:13).
Conclusion
Retenons, frères et sœurs, que le pardon évangélique est une force sainte qui libère les cœurs, mais qui ne détruit jamais la justice de la Maison de Dieu. Amen.
Source
Web radio
Lieu
Yaoundé
Publication
27 septembre 2026
Auteur
WEB RADIO VEDC DEIC
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